Aujourd’hui j’inaugure un nouveau format d’article, les témoignages.

Pour commencer, cette nouvelle série j’ai eu l’occasion de discuter avec la pétillante Charlotte,créatrice de Mallow.

Mallow est une marque originale et colorée d’accessoires de maroquinerie et bijoux.

Charlotte réalise des créations en cuir à tannage végétal, certaines sont d’ailleurs arborés d’un motif peint à la main qui les rend unique.

Je vous invite à découvrir Mallow sur Instagram et Facebook mais aussi à vous inscrire à la newsletter.

 

J’ai pu en apprendre plus sur cette marque, sur ses débuts et ses petites galères. J’espère au travers de ces nouveaux articles vous apporter des réponses, des nouvelles pistes de développement et surtout de vous mettre la pression. On a tous des parcours différents 😇

Photographie par Pascaline Hofmann

L’interview de Charlotte, fondatrice de Mallow

 

Peux-tu te présenter en quelques mots ainsi que ton entreprise ?

Je suis Charlotte Ronfaut,   j’ai 31 ans, je suis graphiste et set designer à Toulouse. Je suis aussi la créatrice de Mallow, une marque d’accessoires influencées par la culture pop que je confectionne de A à Z dans mon atelier.

Comment as-tu eu l’idée de lancer ce projet ? Une envie depuis toujours, concours de circonstance ? 

J’ai suivi des études d’arts, j’ai notamment réussi à intégrer l’école des Beaux-arts de Toulouse. Quand on choisi ce cursus on peut choisir une option principale. Moi j’ai choisi l’option communication visuelle. J’ai décroché mon DNAP (Diplome National d’Art Plastique, équivalent à la licence) en 2012.

A la suite, j’ai lancé ma première marque “Mallow Blossom” qui était autour de la papeterie et du textile. Cette aventure a duré 2 ans et demie. Puis j’ai réalisé que je bossais beaucoup trop pour ce que je gagnais. Je n’avais pas calculé mes prix correctement.

En 2015, j’ai donc décidé de prendre un nouveau virage et tout remettre à plat. Et c’est là que Mallow a vu le jour. Mallow aujourd’hui c’est entre autre le travail du cuir que ce soit de la maroquinerie, de la petite maroquinerie ou des bijoux. J’apporte ma patte en peignant des motifs et en jouant avec les couleurs. Chaque pièce est unique

En parallèle de Mallow, je continue à faire mon métier de graphiste, j’aide les entreprises à développer leur image de marque. Je m’occupe aussi bien de shootings photos que de la création d’une identité visuelle.

 

Photographie Mallow

Photographie Mallow

Es-tu autodidacte ou as-tu  suivi une formation ? 

Entièrement autodidacte ! J’apprends au fur et à mesure! Mon crédo c’est de transformer mes expériences en quelques chose d’uniques dans mes créations.

 

Comment as-tu commencé à vendre ? (en ligne, réseaux sociaux, amis, dans les CE, etc)

J’ai commencé à vendre sur des marchés parisiens et toulousains, sur des sites de revendeurs en achat et sur mon e-shop. J’ai pu testé ces canaux et l’accueil du public.

Petit à petit j’ai compris où je vendais et où je ne vendais pas. Maintenant je vends toujours sur  mon e-shop, mais aussi lors de pop-up éphémères et j’ai des agents commerciaux qui travaillent à faire connaître Mallow dans toute la France.

 

Quelle est la chose la plus dure selon toi quand on est créatrice ? 

C’est très dur d’être objective sur son propre travail et surtout pour la partie marketing. En fait mon cœur me dit quelque chose et ma raison me dit autre chose. Il faut faire la part des choses mais ce n’est pas simple d’être seule pour ce genre de décisions, j’ai la chance d’être bien entourée.

Pour être la plus alerte, je fais des mises au point tous les 6 mois. Ça me permet de prendre du recul sur ce qui fonctionne et ce qui ne fonctionne pas.

 

Quelles ont été tes premières grosses galères imprévues ? (Manque de temps, de budget, pas de ventes, non gestion des stocks, etc)

C’est pas vraiment une galère ponctuelle, mais la visibilité c’est vraiment pas simple à gérer. C’est très aléatoire, ça me prend beaucoup de temps de gérer mes réseaux sociaux et je ne comprends pas toujours l’algorithme. Et qui dit moins de visibilité dit moins de ventes. Il y a de quoi s’arracher les cheveux parfois.

 

Combien de temps as-tu pris pour structurer ton business ? (Distribution, sourcing, création, logistique, etc)

Lorsque j’ai créé ma première marque, qui m’a beaucoup appris sur la gestion d’une entreprise.

Deux ans et demie après, j’ai décidé de faire évoluer, en d’autres termes restructurer / repenser mon projet afin d’être plus en phase avec mes envies tant créatives qu’entrepreneuriale.

Quand Mallow a vu le jour j’avais donc déjà un peu d’expériences et au bout de 6 mois je pense que j’étais déjà bien structurée. Mallow pouvait “vivre seul” sans que j’ai besoin de réinjecter d’argent personnel.

Désormais, je me sens plus libre de faire ce qui me plait sans suivre le rythmes effrénés des collections tous les 3 mois. Je peaufine plus mes créations.

Photographie par Lisa Raio

Aujourd’hui, vis-tu de ton entreprise ?

Je dirais que oui. Mais certaines saisons fonctionnent mieux que d’autres. Il faut toujours rester vigilant.

 

Quels seraient tes conseils pour des créateurs qui veulent se lancer ? 

Je dirais qu’il faut kiffer et être fière de ses créations. Si vous ne les sentez ne les vendez pas. Ça va se ressentir dans votre communication.

De bien s’entourer même si ce n’est pas simple.

De travailler son image de marque (c’est la graphiste qui parle 😅) et le côté plus business comme le business model. C’est peut-être la partie la moins glamour mais c’est indispensable pour garder le cap.

Enfin et surtout de pas trop écouter les autres et de suivre son instinct.

 

Quels sont tes projets pour l’avenir ?

Une très belle collaboration arrive en septembre entre Mallow et une marque de box BIRCHBOX, surveillez les réseaux sociaux de Mallow pour en savoir plus.

Je me lance aussi le défi de proposer un nouveau média celui de la vidéo. J’ai hâte de commencer.

Je remercie Charlotte d’avoir pris le temps de répondre à mes question, pour sa gentillesse et son honnêteté.

J’espère que le témoignage vous motivera, vous donnera de nouvelles idées de développement et surtout vous ouvrira les yeux qu’il faut du temps pour se structurer 😇

 

N’hésites pas à me donner vos impressions sur ce nouveau format en commentaire juste en bas 👇

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2 comments

  • 03/09/2019

    Bonjour, je suis admirative par son parcours. Moi même designer et directrice artistique avec en parallèle une autre activité de paper artiste. Je me sent surtout débordé mais le fait de faire ces deux activités en parallèle est une fierté et un épanouissement personnel inestimable. Comme quoi finalement le marketing digitale est la nouvelle ère pour le marché actuel. Bonne continuation à cette jeune femme et à vous surtout, et merci à cette génération qui s’ouvre plus facilement au business.

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